Axe 3

Dépendance excessive et autonomie humaine

S'appuyer sur une technologie n'est pas un problème en soi. Cet axe cherche à comprendre quand et pourquoi cet appui devient problématique : comment des étayages technologiques d'abord porteurs se transforment en sources de dépendance nuisible (overreliance), comment cela se manifeste dans la collaboration humain-IA, et quels outils conceptuels et pratiques permettent de le détecter et de l'atténuer.

Responsable : Carina Prunkl Participants : Mehdi Khamassi, Raja Chatila, Célia Zolynski, Marceau Nahon, Lionel Obadia, Matteo Mossio, un·e post-doctorant·e (IHPST)

Quatre sous-tâches

  1. Cartographier les formes de dépendance excessive — distinguer appui, dépendance et dépendance excessive ; identifier trois domaines (épistémique, personnel, sociétal) et leurs mécanismes, à partir d’études de cas tirées de l’histoire des techniques.
  2. Dépendance épistémique et indicateurs de crédibilité — comprendre comment nos pratiques d’évaluation de la crédibilité se transposent (ou non) aux systèmes d’IA, et concevoir des indicateurs qui aident à calibrer la confiance.
  3. Dépendance personnelle et sociétale — érosion des compétences, déplacement des motivations, monopolisation de fonctions essentielles par des systèmes opaques ; critères pour distinguer dépendance bénigne et dépendance nuisible.
  4. Atténuation et intervention — des contre-mesures à trois niveaux : technique (conception des interfaces, explicabilité), institutionnel (supervision, audit, responsabilité) et personnel (formation, pratique réflexive).

L’axe combine analyse conceptuelle, études de cas comparatives et synthèse empirique (psychologie, sciences cognitives, interaction humain-IA).