Axe 2

Action collective

Comment les formes de collaboration et d'action collective façonnent-elles l'agentivité individuelle et collective, dans les groupes humains comme dans les constellations humains-IA ? La question centrale : à quelles conditions conceptuelles, organisationnelles et matérielles des pratiques collaboratives produisent-elles un sens robuste du « nous » sans éroder l'autonomie et le sens de l'agentivité de chaque participant ?

Responsables : Mehdi Khamassi (ISIR), Cédric Paternotte (Sorbonne Université) Participants : Ismael Freire, Emma Gouné, Marceau Nahon, Alberto Naibo, Daniel Andler, un·e post-doctorant·e (ISIR)

Approche

L’axe prend pour référence un modèle à trois strates de l’agentivité humaine — le « je » rationnel, le « nous » conjoint, le « moi » attaché à un rôle — et se demande comment ce modèle doit être affiné lorsque la collaboration passe par des environnements différents (plateformes numériques, artefacts physiques, structures organisationnelles) et lorsque des systèmes d’IA deviennent des composantes actives de l’ensemble collaboratif.

Trois sous-tâches

  1. L’agentivité dans un collectif d’humains qui collaborent — relire les théories de l’action conjointe et de l’intention partagée à la lumière de l’idée que l’agentivité collective se forme dans et par des schémas structurés d’action collective.
  2. Le rôle de l’environnement — comment les environnements matériels, numériques et hybrides redistribuent le travail cognitif et normatif et modulent le sentiment de contrôle et de responsabilité des participants.
  3. Collaboration entre humains et IA — quels rôles les composantes artificielles peuvent jouer dans l’action collective ; quand la collaboration avec l’IA augmente les capacités humaines et quand elle menace l’agentivité individuelle (opacité, dépendance, perte de compétence) ou collective (déplacement du contrôle effectif vers les systèmes).